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| L'ordre
de parution des textes
1 - Amar AZOUAOUI répond à Réné ROUBY à propos de son livre-témoignage ''Otage d'Amirouche'' 2 - Réné Rouby répond à Amar Azouaoui auteur sur un livre récemment publié sur l'opération jumelles 3 - Amar Azouaoui: Des précisions à l’intention de Mr. René Rouby 4 - Mr. René Rouby répond à Monsieur Amar Azouaoui. (seconde réponse) 5 - M. Amar AZOUAOUI à M. René ROUBY 6 - Une dernière réaction de M. René Rouby à M. Amar Azouaoui 7 - Une dernière répoinse de Azouaoui Amar à Renè Rouby |
| Algérie-histoire
Une dernière répoinse de Azouaoui Amar à Renè Rouby |
| Tizi-ouzou, 7 déc 2009 (bms) -
Monsieur Rouby, Je clôture enfin ce dialogue, entaché de contradictions, comme cela a été toujours le cas, durant la colonisation et durant la lutte de libération. Pendant longtemps, encore aujourd’hui, vous essayez d’occuper le terrain quant à l’écriture de l’histoire. Permettez nous au moins d’écrire nos mémoires dans une langue que nous maitrisons, certes mal, « Le Français », mais traduites en kabyle malheureusement parlé, reflète parfaitement la réalité. Dans vos réponses, Monsieur Rouby, vous semblez passer du coq à l’âne, mais je vous corrige quand même dans vos propos. 1) – Le P.C Artois du Général Challe est bien situé au col de Chellata et comme je l’ai précisé, une antenne est située au col de l’Akfadou où se déroulent les forfaits des services du 2éme bureau. Les vieux de mon village Ait-Ferrache et ceux des villages de la plupart de la wilaya 3, se souviennent parfaitement du voyage gratuit par Hélicoptères vers ce lieu lugubre et infernal, pour recevoir un traitement sauvage et meurtrier, la plupart ne sont plus revenus. Est-ce là le PC du Général Challe ! 2) - « L’opération jumelles » (le glaive bien déguisé de De Gaulle) a permis à ce premier citoyen, Président de la République de faire intelligeamant son devoir vis-à-vis du colonialisme (essayer de liquider l’ALN pour sauvegarder l’Algérie province française), quel que soit son opinion. En fait, il connaissait parfaitement les tenants et les aboutissants de la guerre et laissait faire les Généraux partisans de l’Algérie française se défouler (assister) le plan « Challe ». Pour conclure et revenir à votre (œuvre d’historien) dont le titre est «Otage d’Amirouche». Sincèrement, vous ne pensez par que ce titre dépasse largement la réalité ! C’était un rêve. Restez dans votre position de simple prisonnier, comme l’ont été des milliers d’Algériens entre les mains de l’armée française, Monsieur Rouby. Amar Azouaoui |
| Algérie-histoire
Une dernière réaction de M. René Rouby à M. Amar Azouaoui |
| Tizi-ouzou, 4 déc 2009 (bms) - M. René Rouby nbous
a adressé une nouvelle réponbse à M. Amar Azouaoui
qu'il dit penser qu'elle sera la dernière. Il a joint une photo
et un extrait de carte avec un rond qui marque l’emplacement du PC Artois
dont iol parle dans sa réponse que vous pouvez découvrir
en format réduit mais que vous pouvez agrandir en cliquant dessus.
Voici le texte intégral de M. Renè Rouby:
Cher Monsieur Azouaoui, Comme j’ai eu l’occasion de vous l’écrire, je vous le redis, Monsieur Azouaoui, j’ai du respect et même de l’admiration pour votre statut d’ancien combattant.
Par contre, Monsieur Azouaoui, les faits sont têtus. C’est la raison
pour laquelle je ne partage pas votre façon d’évoquer les
faits ou les événements passés. Je ne tiens pas en
effet à participer à une présentation falsifiée
d’une histoire qui nous est commune.
Je relève dans la présentation de synthèse de votre dernier livre « L’opération «Jumelles», Le Déluge en Kabylie », des erreurs impardonnables pour quelqu’un qui veut faire œuvre d’historien. À titre d’exemple, je n’en prends qu’une. En effet vous écrivez : «C’était le glaive bien aiguisé de la dernière chance, dont dispose le général De Gaulle, pour essayer de maintenir l’Algérie Française. Le Général de Gaulle tenta sa dernière chance et essaya de régler ce problème épineux. Après La réorganisation de l’armée et la désignation à sa tête de généraux réticents pour l’Algérie Française tels que : Challe, qu’il nomma, commandant en chef, assisté de Jouhaud, Salan, Zeller, et plusieurs autres, à l’effet de les mettre au devant de leur responsabilité. » Avec les moyens actuels d’information dont vous pouvez disposer, en particulier avec Internet, vous pouviez facilement avoir connaissance des indications suivantes: 1-Salan a été commandant en chef en Algérie de décembre 1956 à décembre 1958. 2- Le général de Gaulle est arrivé au pouvoir en juin 1958 porté, il est vrai, par les partisans de l’Algérie française dont Salan entre autres. 3- Challe a remplacé Salan à partir de janvier 1959. Dans ces conditions, comment Salan a-t-il pu être l’assistant Challe comme vous l’écrivez ? 4- dès le 16 septembre 1959, le général de Gaulle proclame le droit des Algériens à l’autodétermination par référendum.
- Pour votre information, ceux que vous citez ont participé au putsch
d’avril 1961 parce que partisans de l’Algérie française et
non réticents à l’Algérie française.
- Si de Gaulle avait été partisan de l’Algérie française, cela se saurait. Vous êtes sans nul doute aujourd’hui, le seul à le penser ! Vous écrivez une fois de plus des choses totalement contraires à la réalité historique et même géographique. Pour bien préciser cet aspect géographique de l’opération Jumelles dont vous essayez d’écrire l’histoire, et comme vous êtes originaire d’Aït Ferrach, je vous donne la précision suivante forcément connue par les anciens de votre village : le PC Artois du général Challe, était situé à la cote 1621, dans une clairière à deux kilomètres au Nord-Ouest du Col d’Akfadou et non au Col de Chelatta comme vous l’écrivez. (Voir en référence une photo et un extrait de carte avec un rond qui marque l’emplacement du PC Artois). Je pense inutile de poursuivre ce débat avec vous car nos lecteurs pourraient se demander si celui-ci ne participe pas de la promotion de votre dernier livre. Pour terminer, Je livre à leur intention cette pensée du poète Khalil Gibran (1883 - 1931) : «Il faut être deux pour découvrir la vérité : l'un pour la dire, l'autre pour la comprendre ». Bien cordialement. |
| Algérie-France-Histoire
M. Amar AZOUAOUI à M. René ROUBY |
| Tizi-ouzou, 2 dec 2009 (bms)- Le débat entre M. Amara
Azouaoui, qui vient de publier ''Jumelles le déluge en Kabylie''
et M. René ROUBY, auteur de “Otage d'Amirouche, Témoigner
pour le Souvenir” continue.
Après des précisions plutôt ''fleuve'' de M. Rouby dans lesquelles il a glissé vers quelques sujets qu'il est difficile de vérifier, M. Azouaoui tient toujours à revenir sur le sujet principal du débat: Renè Rouby était un prisonnier de guerre et non l'otage d'Amirouche. M. Rouby soutient le contraire en affirmant qu'il n’était pas militaire ''mais fonctionaire de l’2ducation nationale. Un internaute estr intervenu sous un spseuidonyme pour soutenbir le point de vue de M. Azouaoui qui ajoute quelques précisions dont suit le texte intergral: Les propos écrits par (L’Union F. la force) suffisent amplement au large commentaire que vous avez introduit Monsieur Rouby. J’ajoute simplement : 1- Que c’était trop tard, pour que sous le régime des SAS, vous scolarisez des enfants, alors que leurs parents réclamaient l’indépendance, les armes à la main. Moi-même j’ai quitté l’école pour rejoindre mes parents au maquis (drôle d’avantage) ; 2- Ne vous posez pas de questions, j’ai vécu parmi des militaires français prisonniers toute l’année 1961 jusqu’au 22 mars 1962, date de mon déplacement. Je connais parfaitement le régime auquel ils étaient soumis. C’était le même régime que le votre Monsieur Rouby, le nouveau chef de wilaya 3 n’a apporté aucun changement à celui du défunt Amirouche ; 3- Pas besoin du petit Larousse. J’ai dit que vous étiez otage de l’ALN et non du Colonel Amirouche l’un de ses chefs incontesté. En relation avec son conseil qui existe depuis 1956 date du congrès de la Soummam (non avril 59), il n’a fait que dicter les conditions de détention et de libération. Les autres responsables tels que le docteur Benabid et autres agissaient conformément aux ordres de la wilaya. Une discipline de fer Monsieur Rouby, vous deviez avoir une idée ; 4- Concernant la bleuit, Melhouza, la nuit rouge de la Soummam, c’est connu désormais, cela fait plus de 50 ans que vos services et leurs acolytes exploitent ces faits. Le peuple algérien n’est pas dupe, il est parfaitement conscient ; 5- Je trouve inutile de continuer à lire un livre qui comporte à priori en publicité des propos néfastes, révoltant et non fondé à l’égard du vaillant chef de la wilaya 3, le colonel Amirouche, une personne à laquelle vous deviez la vie. Amar AZOUAOUI |
| Algérie-France-Histoire
Nouvelles précisions de M. René Rouby à M. Amar Azouaoui |
| Tizi-ouzou, 1 dec 2009 (bms)- M. Réné Rouby
auteur du livre "Otage d'Amirouche, apporte de nouvelles précisions
dans son débat avec M.Amar Azouaoui que Kabylienews vous livre intégralement.
L'administrateur du site tient à préciser que les termes de ce débat sont à prendre avec toutes les précautions d'usage. M. Amar Azouaoui est un ancien combattant de la révolution algérienne et son vis-à-vis M. Renè Rouby se présente comme un ''fonctionaire de l’education nationale'' pendant la même période de la guerre de liberation nationale où ils s'affrontaient chacun dans son camp. Il est tout à fait naturel que l'un comme l'autre livre une version positive de son combat et charge l'autre. Ils ne font que témoigner. Ils ont fait l'histoire mais ils ne sont pas l'histoire. Ils font appel à d'autres témoignages ou à d'autres textes pour mieux valoriser leurs propres témoignages. Ils ont le mérite de témoigner pour que des historiens se saisissent demain de leurs ... hypothèses. Leur débat n'engage en rien l'administrateur du site. Lire le texte de M. René Rouby. Mr. René Rouby répond
à Monsieur Amar Azouaoui.
Le docteur Ben Habid…
Un total discrédit sur
Amirouche ?
Concernant l’opération
« Bleuite », Ferhat Abbas donne également les précisions
suivantes :
Voila ce qu’a écrit
aux Editions Garnier, en 1980 un des plus hauts responsables du F.L.N.
Croyez cher monsieur Azaoui en ma réelle et sincère cordialité. |
| Algérie-France-Histoire
Amar Azouaoui: Des précisions à l’intention de Mr. René Rouby |
| Tizi-ouzou, 26 nov 2009 (bms)- Désolé
d’insister, Monsieur Rouby, vous étiez bel et bien sous ordres
militaires, alors que vous enseigniez à Agouni Ahmed. Les
affaires civiles en zone rurale sont encadrées par les Sections
Administratives Spécialisées (SAS) durant la guerre,
sous le commandement d’officiers de l’armée coloniale.
Bien plus encore, les services de renseignements du 2éme bureau
de l’armée y sont d’ailleurs lourdement implantés. L’académie
de Tizi-Ouzou reste dépassée, par la pression de la guerre.
- votre présence en ces lieux serait volontaire, venu en villégiature semble-t-il, attiré par la Kabylie en pleine guerre ( comme le souligne « iferhounène »), pour une mission civilisatrice dictée par le colonialisme, celle d’alphabétiser des enfants, ramenés manu-militari par l’armée, alors que leurs parents : père, mère, frères et sœurs, … (voir le texte initial). Une mission qui ne constitue nullement un acte civilisateur, mais une politique tendant à préparer la pacification. Cette action « viciée » dont l’impulsion et le privilège revient à l’armée à travers les agents du 2eme bureau, qui ont reçu une formation spécifique en ce sens et qui n’ignorent pas les effets de la guerre en Algérie et les stratèges à utiliser. Navré, Monsieur Rouby, votre enlèvement par l’Armée de Libération Nationale est dûment justifié. - Quant aux conditions, de détention, ayant vécu aux cotés de prisonniers français, je n’ignore pas la façon dont-ils sont traités. Outre les problèmes de manque de bases arrières, les cas de force majeure liés aux déplacements, l’humanisme était roi à leurs égards, comme il l’était aussi pour vous, Monsieur Rouby. Dites-le sans complexe ni hésitations, expliquez-le aux jeunes français, c’est là le devoir de vérité. « Iferhounéne » par Si hadj Mohand Madjid vous cite le cas de son défunt père « fellagha », une procédure expéditive aveugle et courante malheureusement de l’armée coloniale, le chiffre reste effarant. - Monsieur Rouby, pour conclure, ces quelques éléments prisonniers ont eu le mérite de se mesurer aux aléas de la guérilla et restent victimes du seul manque d’endurance à suivre les « fellaghas » et à survivre. Quand à nous, « fellaguas rescapés » nous courrons toujours derrière l’énigme et l’horreur des bourreaux d’au moins de quelques 65O.OOO Martyrs assassinés, la route est longue, sinueuse, encore parsemer d’embûches coloniales. - Je persiste également à dire que vous n’êtes pas l’otage d’Amirouche, mais simplement de l’Armée de Libération Nationale. Amirouche était membre du conseil, chef de Wilaya, et c’est au nom de cette instance qu’il a dicté les conditions de détention des plus favorables, programmé la visite du Docteur BENABID tous les mois (malgré qu’il était seul opérant sur toute l’étendue de la wilaya), et enfin engagé celles de votre libération. En revanche, Monsieur Rouby, et contrairement a vos confrères prisonniers, vous portez sur Amirouche un discrédit total et plus encore, vous le taxez de bourreaux lui et ses hommes de plus de 2.5OO jeunes intellectuels de son armée, vous reprenait purement et simplement la propagande de vos services secrets et leurs acolytes, tendant à le discréditer. Ce n’est pas moi seul, que vous avez tenté de blessé, c’est tout le peuple Algérien. Avec tous mes regrets Amar AZOUAOUI |
| Algérie-France
Réné Rouby répond à Amar Azouaoui auteur sur un livre récemment publié sur l'opération jumelles |
| Tizi-ouzou, 21 nov 2009 (bms)- Réné
Rouby auteur du livre "Otage d'Amirouche, Témoigner pour le Souvenir"
répond à Amar Azouaoui qui a consacré un passage à
cet épisode dans son dernier livre ''''Jumelles le déluge
en Kabylie''.
Kabylienews vous livre intégralement le texte tel que reçu dans une réaction sur kabylie.unblog.fr que nous n'avons pas authentifié mais qui apparaît provenant de Réné Rouby. "En
réponse à Mr Azouaoui, je le remercie de ses propos car ils
ont au moins le merite de proposer le debat. Mais il n’a pas lu mon livre
et son jugement est donc partiel."
"Je n’étais mas militaire mais fonctionaire de l’education nationale,je n’etais pas sous controle militaire mais dépendant de l’inspection accademique de tizi ouzou…j’étais bien otage puisque le colonel Amirouche lui même a ecrit à nos parents en France pour les menacer de notre mort si ils ne cooperaient pas avec le fln.( lettre reçue entre autre par les familles de mes camarades de prison…" "Quant” aux observations faites pour avoir failli attirer l’attention de l’ennemi”, lorsqu’elles se traduisaient par une menace de décapitation, on ne peut pas dire que se soit anodin…n’oubliez pas que 14 compagnons de captivité sont morts à mes côtés en 4 mois…" "Le docteur Benhabid nous a rendu visite 2 fois…grand instant d’humanité ecris-je, et je lui ai rendu hommage ainsi qu’à mon gardien Mokrane qui a fait preuve ausside grande humanité à mon égard,sans lui je serais mort, tout en étant un bon moudjahidin…Je n’ai pas écrit ce témoignage pour provoquer le peuple algérien ni créer une quelconque polemique…Je ne connaissais rien de cette guerre terrible et en France la grande majorité des français etaient ignorant de ce qui se passait en Algérie.." "Voyez vous cher monsieur, en 1958, mon petit village de lozère était comme le douar des beni yenni où je me trouvais :pas d’eau à la maison, pas de sanitaires non plus,pas de rues goudronnées, et des gens qui comme les gens de kabylie trimaient pour que la terre les nourisse…seule mais oh combien grande difference avec la kabylie:il n’y avait pas la guerre…et ça je sais que c’est un privilège absolu de vivre dans la paix…" "Si mes ecrits vous ont blessé cher monsieur, je le regrette et j’en suis attristé…" "Je ne possede pas les informations ni la vérité pour juger des torts des acteurs de l’epoque, je n’ai raconté que mon vécu, voulant par cela participer au devoir de mémoire et de vérité necessaire pour que notre generation et celle de nos enfants comprennent et agissent pour une entente fraternelle entre nos deux pays…" "Difficile, mais pas impossible avec des gens de bonne volonté…" Cordialement René Rouby |
Note du site: |
| Algérie- Histoire
Amar AZOUAOUI répond à Réné ROUBY à propos de son livre-témoignage ''Otage d'Amirouche'' |
Tizi-ouzou,
07 nov 2009 (bms) - M. Amar AZOUAOUI qui vient de publier ''Jumelles
le déluge en Kabylie'', son second livre-témoignage sur l'histoire
de la guerre d'Algérie, répond à Réné
ROUBY pour son livre-témoignage ''Otage d'Amirouche'' dans lequel
il s'est attaqué au héros de la révolution algérienne.
Le texte de M.Azouaoui.
Dans son ouvrage «Otage d'Amirouche'', monsieur Réné Rouby témoigne de son passé de prisonnier de l'armée de libération nationale en Algérie. Monsieur Rouby, Prisonnier de l’Armée de Libération Nationale, votre témoignage aurait été plus crédible si au lieu de critiquer sans limite le vaillant colonel Amirouche chef de la wilaya 3, vous vous étiez contenté de rapporter les faits et la réalité du terrain, sans tergiversations, qui risqueraient d’enduire en erreur nos générations futures. - Je n’avais pas eu le privilège de suivre ces faits moi-même dans les détails, mais j’avais eu à connaître plus tard les données au Poste de .Commandement de la wilaya 3 et à côtoyer les Moudjahidine qui étaient chargés du refuge des prisonniers. - Vous avez vécu une guerre, prisonnier certes, comme des milliers d’algériens également, qui étaient opprimés , massacrés, tués, torturés, violés, emprisonnés, tout le long de cette guerre par une armée coloniale qui devrait tout au moins vous laissez plonger dans une profonde réflexion quant à son opportunité et le caractère criminel qu’elle engendre. - Je n’ai pas lu votre livre, mais seulement des passages, sur Internet, de vos commentaires qui ne semblent pas mettre en relief, une analyse quelconque sur cet aspect, oh ! Combien critique sur la question. Vous vous êtes contenté seulement d’incriminer l’Armée de Libération Nationale et plus particulièrement le colonel Amirouche, bien connu. Un chef incontesté, plein de rigueur et de conception, certes bien rigide quant à l’issue de la guerre, mais aussi doué d’un esprit clairvoyant et serein, surtout à l’égard de l’ennemi prisonnier et hors de combat tel que vous : C’était la guerre, Monsieur Rouby, Concernant votre enlèvement par un commando de l’Armée de Libération Nationale, n’oubliez pas que vous étiez sous ordres militaires, chargé d’une mission politique (viciée) au sein de l’armée coloniale : celle d’alphabétiser les petits « indigènes », laissés pour compte, dont les parents revendiquaient désormais par les armes l’indépendance et que l’armée vous ramener à l’école de force et dans des conditions critiques. D’ailleurs à titre indicatif, pendant qu’ils sont sous votre autorité, à l’école et malgré eux, leurs parents, père, mère, frères ou sœurs etc. ; étaient aux prises avec vous et peut être détenus juste à coté, dans votre camp, dans une de vos casemates / cellules, en train de subir des sévices et des tortures de tout genre. Quel enseignement, pouvait évoluer dans une telle horreur ! Pauvres petits innocents, pris en otage, par l’armée coloniale. Par ailleurs, Monsieur Rouby, vous n’étiez pas l’otage d’Amirouche, comme le stipule l’ensemble de vos commentaires et le titre du livre. Vous étiez, le prisonnier de l’Armée de Libération Nationale, dans une wilaya organisée et dirigée par un comité qui était composé effectivement, du colonel Amirouche, du commandant Si Mohand Oulhadj, du commandant Mira. En un mot, un collectif décideur. C’était eux, qui avaient décidé que vous restiez donc, leur prisonnier et ce jusqu’à nouvel ordre, de votre libération le moment venu, et des conditions de détention qui étaient pourtant pénibles pour l’Armée de Libération Nationale, par manque d’arrière base. Combien, il avait été difficile de prendre des dispositions propres a assuré votre sécurité en pleine nature, une forêt avec tous ses aléas, soumise quotidiennement à des ratissages de l’ennemi. Reconnaissez, Monsieur Rouby, que vous étiez ravitaillé quotidiennement à dos d’hommes, abrité et dormiez, dans des conditions largement au dessus du train de vie de nos unités. Vous me faite sourire, monsieur Rouby, quant vous mettez en relief, les quelques petites corvées que vous effectuez de temps en temps : ramener des seaux d’eau, pour se laver, aller au ruisseau, pour faire sa toilette. Egalement, lorsque l’ennemi est là : se déplacer en toute hâte, se mettre dans une cache au point de suffoquer, avoir reçu des observations pour avoir failli attirer l’attention de l’ennemi, faire attention aux traces lorsque on se déplace et les effacées etc. Ce ne sont que des règles disciplinaires, vous deviez le savoir, c’est notre pain quotidien à nous, que vous deviez respecter. Quant à votre état de santé et votre entretien (les poux etc.), et le décès de votre confrère Joé, malade, qui n’avait pas pu supporter le rythme. Vous-même, vous le reconnaissez, le docteur Benabid, le seul médecin de la wilaya, qui s’étend de Boumerdès à Sétif, était la plus part du temps à vos chevés, au détriment des unités de combat. Concernant le lieutenant Dubos, qui devait être échangé avec un Officier de l’Armée de Libération Nationale, Hocine El’Kseur, prisonnier également et abattu froidement, pour répondre aux vœux d’échange de l’ALN, engagé avec l’armée coloniale et la famille même de l’intéressé. Sa mort comme vous le savez sans doute, relève de l’insouciance de vos partenaires de par cet acte, l’ALN n’a fait que répliquer, au même endroit et de la même façon.
Certes, les prisonniers dans leur ensemble avaient reconnu le devoir de
l’Armée de Libération Nationale, envers eux. Bien plus encore,
le sieur Griffith qui avait été libéré également,
s’était rendu directement à l’ONU (USA) et s’est consacré
à plaider et défendre la cause algérienne, jusqu’à
l’indépendance.
Quant à vous, Monsieur Rouby, vous n’aviez pas manqué sous le serment de la vérité que vous prôniez à qualifier de plus Amirouche de « sanguinaire », plus grave encore, vous tenter dans vos écrits de le souiller et le rendre responsable de la mort d’un nombre effarent (chiffres allant au delà des effectifs de la wilaya), de jeunes maquisards intellectuels de l’Armée de Libération Nationale, dans le complot de la « bleuit ». Ce complot qui est l’œuvre du capitaine léger, sous le seau des services secrets, méthodes bien enfouis dans le « top secrets défense », de l’armée coloniale française et qui reste ouvert à la propagande, sous son impulsion directe à ce jour, pour discréditer le colonel Amirouche. A ce propos, le Chahid Larbi-Ben-M’hidi a dit, lors de son interrogatoire, « Donnez nous vos avions (vos procédures), on vous donnera nos couffins et nos bombes (les nôtres). Regardez le, ce vaillant chef ! Monsieur Rouby ; après ces belles paroles, un sourire, défiant, l’homme et la mort, pour que vive l’Algérie Libre et Indépendante (photo). Amar Azouaoui |
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