Tizi-ouzou,
28 fév 2010 (bms)-L'intellectuel et écrivain algérien
Amine Zaoui a rendu un bel hommage à son homologue Mouloud Mammeri,
décédé en février 1989 dans un accident de
la circulation à Ain Defla (centre-ouest algérien), dans
un article publié dimanche dans le journal arabophone Echourouk
et affirme qu'il est le dernier écrivain algérien à
s'être entretenu avec lui.
Amine Zaoui, dont l'article gagnerait à être
traduit en français et en tamazight par les inconditionnels de Mouloud
Mammeri, raconte qu'il l'a rencontré à l'occasion d'un colloque
sur la culture populaire maghrébine à Oudjda (Maroc) tenu
du 23 au 24 février.
''C'était la première fois que rencontrais
Mouloud MAMMERI qui m'a paru d'une soixantaine d'années, d'une taille
moyenne, aux cheveux blancs comme neige, calme, ne parle que si on le lui
demande ou si on lui demande de répondre à une question,
timide, ne lève ses yeux que pour identifier son interlocuteur,
par respect'', écrit Zaoui qui raconte comment un pont a été
jeté entre lui et l'écrivain disparu au terme d'une émission
radiophonique à laquelle ils ont pris part ensemble au deuxième
jour du colloque.
''Mammeri m'a affirmé lors du petit déjeuner
du dernier jour qu'aucun ''régime ne pourra couper la langue des
enfants qui boivent la langue maternelle avec le lait maternel et que la
langue amazighe aura une place importante lorsque l'Algérie aura
gagné en démocratie et en maturité politique''.
Mammeri était venu par ses propres moyens
à bord d'une peugeot 205, selon Amine Zaoui qui s'interroge sur
ce que le pays a fait 21 ans après la disparition de ce grande écrivain.
La publication d'un tel hommage dans les colonnes d'Echourouk démontre
l'esprit d'ouverture du un journal arabophone très critiqué
par certains en Kabylie même lorsqu'il s'agissait du sponsoring de
la JSK(BMS) |