Tizi-ouzou,
28 fév 2010 (bms)- Le journal en langue arabe Ennahar (le jour)
a vite réagi dimanche, comme il fallait s'y attendre du reste, aux
''accusations'' portées contre lui par plusieurs journaux dont deux
articles du journal El Watan qui le ''l'accusait'' nommément d'avoir
''mis le feu aux poudres'' dans l'assassinant jeudi du directeur général
de la police nationale algérienne, Ali Tounsi.
Aux articles du journal El Watan, intitulés
''Un article, une colère, trois balles et deux morts'' et ''L'information
d'Ennahar aurait mis le feu aux poudres'' et publiés le lendemain
de l'assassinat du chef de la police algérienne, s'ajoutent ceux
d'autres journaux concurrents (arabophones notamment) qui ont fait de même
mais en procédant par allusion, laissant supposer qu'il y aurait
eu une même source pointant du doigt un article d'Ennahar (donc le
journal) publié le jour de l'assassinat.
Ennahar accuse ces journaux désignés sous le sobriquet de
''caciques de la presse'' et de ''marchands de la morale'' de travailler
pour des ''brigands encerclés par Ali Tounsi et qui travaillent
suivant un agenda dicté par l'ambassade de France à Alger
via un concessionnaire français de véhicules utilitaires''.
Ennahar rappelle le traitement qu'il dit hostile
qu'ont eu ces journaux à l'endroit d'Ali Tounsi qu'ils ont ''poignardé
de son vivant avant d'aller à son enterrement''.
Sur le plan éthique, le dérapage à
l'encontre d'Ennahar est réel et préjudiciable à toute
la presse. En accusant un article d'être à l'origine d'un
drame, c'est revenir à charger désormais les journalistes
à chaque émeute ou autre fait après publication d'articles.
Cette affaire risque également de creuser davantage le fossé
entre les journalistes algériens déjà fragilisés
par nombre de questions professionnelles et organisationnelles.(BMS) |