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| Kabylie-tradition
Ath Moussa U Braham à l'heure de Thaâchourt (revu et corrigé -integration de vidéos) |
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| Tizi-ouzou, 29 déc 2009 (bms)- La pluie n'a pas dissuadé
dimanche 27 décembre les habitants du village Ath Moussa U-Braham
à célébrer Thaâchourt (achoura), une fête
traditionnelle mais qui est à l'origine religieuse. Elle fut fêtée
d'abord par les juifs avant que les musulmans ne l'adoptent pour célébrer
Sidna Moussa (Moïse), dont ce village, coïncidence ou pas, tire
d'ailleurs une partrie du nom Ath ''Moussa'' et l'autre de ''Braham'',
renvoyant à Sayidna Ibrahim ou Abraham.
La troupe des Idabalen a été réquisitionnée par le comité de village contre une forte somme d'argent et pour deux jours. Elle était là à attendre dans un fourgon qu'on lui donne le signal d'égayer la fête, malgré la pluie, où que ses membres soient libérés. Les villageois échangeaient quelques propos sur l'opportunité ou non de ramener des Idabalen alors que la météo annonçait la pluie pour la journée. Il a fallu une dizaine de minutes pour que la situation s'éclaircisse un tant soit peu au double plan de la météo et des Idabalen.
Les enchères ont été menées par Mhenna, fils de Dda Ahmed, l'ancienne coqueluche du village, décédé il y a plusieurs mois (At Irham Rebbi) à un âge avancé et qui conduisait cette cérémonie auparavant. Le comité du village étant très soucieux d'élever le niveau de la trésorerie, il aurait inventé un second étendard ''offert par quelqu'un'', nous a-t-on dit, pour le mettre aux enchères. L'étendard un peu moins large sera cédé pour seulement 500 dinars, sous les youyous stridents des femmes.
La troupe des Idabalen, menée par le sympathique Mustapha, prend place dans un coin d'un grand hangar et entame son oeuvre faite de tbal et de sonorités folkloriques. Mais seuls quelques enfants se mettaient à danser, la pluie ayant réduit l'assistance. Un jeune montera sur le tombeau pour planter les deux étendards. Mustapha, dans sa tenue d'adebal (tombourinaire) flmaboyante, a confirmé un retour de ce métier dans les villages kabyles. Il dit que ces troupes s'en sortent un peu mais c'est pas trop gagné. La première partie de la célébration de la journée vient de se terminer. Nous n'avons pas vu la seconde partie qui consiste à remettre aux enchères les deux étendards pour que la procession aille dans le sens inverse, toujours sous les sons des Idabalen. La procession fera du porte-à-porte pour recueillir des dons faits ''d'oeufs jadis qui seront revendus, d'argent aujourd'hui'', nous dit Slaim Brahim, membre actif du village.
Mais dans une société kabyle où on a inventé tajmaat (place du village) pour être côte-à-côte avec Ldjamaa (mosquée), le message est clair: chacun a la place qu'il veut pour ses certitudes dans une société tolérante et solidaire. La célébration de Thaâchourt dans ce village des At Moussa U Braham a débuté l'avant veille par l'immolation d'un boeuf dont la viande a été partagée à égalité des membres de la communauté. Cette autre occasion de rapprocher les gens devait être suivie par d'autres festivités à l'image de ce qui se passe dans toute la région.
Le village, qui comprend plus de 600 habitants, a amélioré son réseau d’alimentation en eau potable en édifiant une bâche à eau et en créant des bornes fontaines dans les quartiers. Mais pour parvenir au village, qui a pour voisins les villages de Tizi-bamane (au nord est), Tizi-Terga (au sud est), Amazul et Laazib (au sud), takhlijt (à l’ouest) et (les terres de) ldjemâa Saharidj (au nord), les habitants doivent endurer une route dans un très mauvais état. At Moussa U Braham a entamé les travaux de construction d'une mosquée. Les villageois ont intégré dans le projet des locaux au rez-de-chaussée pour le stockage des produits du village et une salle de prière au premier étage. Les familles composant At Moussa U Braham sont les Slaim, Dadi, Malek, Guenouz, Nattah, Merhane, Abane, Amiche, Saci, Merzoud, Chemini. Kabylie News qui a déjà publié un reportage sur ce village a tiré de ses archives un texte sur une de ses légendes. La légende du soulier égaré.
On avait beau chercher, le soulier n’a pas été retrouvé et les chouyoukh retourneront chez eux furieux et c’est compréhensible. Mais voilà que quelques instants après on retrouva le soulier tant cherché. On avait chargé un jeune d’aller le remettre à son propriétaire illico presto. Le Cheikh demandera au garçon de quel côté il résidait au village, ‘’avant’’ ou au_delà’’ de la mosquée (ldjamâa). celui-ci lui dira qu’il habitait ‘’au delà’. Il jettera alors un mauvais sort sur la partie située avant d’arriver à la mosquée si bien que celle-ci sera frappé dit-ton par une série de faits exceptionnels qui ont fini par la vider. Conséquence: jusqu’au années soixante-dix les villageois évitaient de construire dans cette partie du village. Ceux qui le font actuellement commencent toujours par l’organisation d’une Ouâada pour conjurer le mauvais sort. |
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Thaâchourt à Ath Moussa U Braham - Mekla envoyé par kabylienews. - Regardez plus de courts métrages. |
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