Tizi-ouzou, 14 avril 2010 (BMS) - Les hommes politiques
les plus en vue de la Kabylie, Ait Ahmed (Front des forces socialistes,
FFS), Said Sadi (Rassemblement pour la culture et de la démocratie,
RCD) et Ferhat Mehenni (Mouvement pour l'autonomie de la Kabylie, Mak),
se sont distingués ces derniers jours par leurs critiques à
l'égard des autorités algériennes, mais chacun à
partir de son camp et pour des considérations différentes
les unes de celles des autres.
Ainsi Said Sadi, dont le parti siège avec
20 députés à l'Assemblée nationale, mais qui
reste dans l'opposition légale algérienne, a saisi ce mois
d'avril, qui renvoie au printemps berbère de 1980, pour publier
un ouvrage, ''Amirouche : une vie, deux morts, un testament'', et attribuer
un rôle dans le martyr du héros du Djurdjura et de la révolution
algérienne, à Houari Boumediene, qui a gouverné le
pays de 1965 à sa mort en 1979, et à Boussouf. Said Sadi
a critiqué également les autorités pour avoir, selon
lui, refusé un financvement de l'ONU au profit de la Kabylie, a
rapporté le journal en Ligne Tout sur l'Algérie.
Ait Ahmed a choisi le rappel de son combat avec
son compagnon, l’avocat André-Ali Mécili, assassiné
le 7 avril 1987, pour critiquer les autorités algériennes
et renouveler ses accusations à leur égard dans cette affaire.
Ferhat Mehenni dont le mouvement n'est pas reconnu en Algérie, contrairement
au RCD et au FFS, s'active depuis plusieurs mois à l'étranger
pour défendre l'idée d'une Kabylie autonome dans un ensemble
algérien tout en menaçant ''de demander plus'' si cela tardait. |