TiziOuzou-société
L'opération menée
contre le marché informel se poursuit avec un premier bilan et des
précisions sur son déroulement
Tizi-ouzou, 14 mai 2011 (bms)- L'opération
menée jeudi matin de façon spectaculaire et inattendue contre
le marché informel dans la ville de Tizi-ouzou se poursuivait samedi
matin avec le déploiement très tôt dans la matinée
d'un important dispositif policier alors qu'un un premier bilan et des
précisions sur son déroulement est diffusée via la
presse.
L'opération a surpris
par la discrétion qui l'a entourée jusqu'à son déclenchement
jeudi matin et aux aurores supervisée par le Wali, Abdelkader Bouazghi
en personne et le nouveau chef de sûreté de Wilaya, Moussa
Bellabes, ont rapporté plusieurs journaux. Un communiqué
de la police, cité par la presse, fait état de 93 individus
interpellés pour les soumettre à un ''examen de situation''.
Il est fait état dans la presse également de la destruction
de 26 baraques de fortune détruites.
La presse a fait état
tout aussi bien du soulagement de la population que du scepticisme de certains.
''Nous avons l’habitude de voir ce genre d’opération un temps avant
que les choses ne retournent à leur cours anormal devenu par la
force des choses normal', rapporte Le jour d'Algérie qui note que
la ''reprise des choses en main par la police pour ce premier jour (jeudi,
ndlr) était plutôt facile et sans grands couacs''. ''Les habitants
apprécient ce retour de la force de loi dans leur ville et commencent
à voir la lumière d'autant plus que les murs de la rue Lamali
Ahmed et les limites des trottoirs ont été repeints aux couleurs
bleu blanc rouge alors qu’ils étaient noircis d’écriteau
et d’affiches très vieilles'', a ajouté la même source.
Dans le sillage de cette opération
sont nées comme il fallait s'y attendre des rumeurs sur la raison
qui l'a déclenchée. La vox populi parle d'un général
qui était passé devant le CHU et qui serait outré
jusqu'à faire intervenir les autorités. Une autre rumeur
affirme que c'est le blocage la veille du cortège ministériel
de Djamel Ould Abbes (santé) alors qu'il parvenait devant le CHU,
qui a été la goutte qui a fait déborder le vase
et la vase.
Mais il est difficile de croire
ces rumeurs tant l'opération était et reste inédite
ne terme de moyens et de son exécution avec minutie. Certains journaux
en ligne font état de barrages qui ont cueillis tous les jeunes
trabendistes à l'entrée de la ville. On parle également
de grands voyous qui auraient disparu de la circulation face à la
détermination des policiers. L'opération devrait durer deux
mois et toucher toute la ville, selon une source officielle citée
par la presse.(BMS)
BELKACEMI Mohand Said
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TiziOuzou-société-environnement
Un impressionnant dispositif
policier vide plusieurs rues de Tizi-ouzou des activités informelles
Tizi-ouzou, 12 mai 2011 (bms)- Les policiers
anti-émeutes étaient en force jeudi matin à Tizi-ouzou
pour empêcher les acteurs du marché informel d'occuper plusieurs
rues de la ville des genêts, transformée depuis des mois en
un véritable souk.
La rue qui va du carrefour
du centre ville (immeuble Djudjura), jusqu'au stade du 1er novembre, en
passant entre la cité les genêts et l'hôpital Mohamed
Nadir du CHU de Tizi-ouzou, a été complètement vidée
des vendeurs occasionnels qui étalaient leurs marchandises sur les
trottoirs débordant parfois sur la chaussée.
Les forces de l'ordre se sont
même attaquées à certaines constructions en dur dans
cette rue et celle menant vers la sortie-Est de la ville près de
la station des fourgons. Les kiosques construits depuis des années
en bordure de trottoirs semblaient visés par l'opération
puisque des engins de travaux publics et des camions ont été
ramenés pour dégager la rue des restes de ferraille et autres
briques une fois détruits. Toutefois, jusqu'en fin de matinée
les forces de police n'étaient pas intervenues. Au centre ville,
le marché informel du téléphone portable comme celui
des fruits et légumes ainsi que les revendeurs de cassettes ont
disparu. Des commerçants de fruits et légumes continuaient
toutefois à occuper une rue longeant le marché couvert qu'ils
ont déserté pour son insalubrité et son manque d'éclairage.
Ils semblent être tolérés pour cette raison.
Il s'agit d'une opération
inédite en terme de moyens mis en œuvre qui ne semble pas pour l'heure
avoir rencontré de résistance notable. Il reste toutefois
à savoir si elle se poursuivra dans les prochains jours ou s'il
ne s'agit d'une opération ponctuelle comme celles déjà
observées par le passé.(BMS)
BELKACEMI Mohand Said
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